Mettre fin à un mandat n'est pas anodin. Le Code distingue la résiliation facultative de la résiliation obligatoire, et impose des mesures de sortie précises pour protéger le client.
L'article 34 permet au titulaire de résilier le contrat, sur préavis raisonnable, s'il a des motifs valables — par exemple le client l'a induit en erreur, a omis de donner des instructions adéquates, a refusé de suivre un conseil important, ou n'a pas payé comme convenu — et à condition que la résiliation ne cause pas de préjudice grave au client.
L'article 35 impose de résilier le contrat dans certains cas : le client ne veut plus des services; le client demande d'agir de façon malhonnête, frauduleuse ou illégale (après l'avoir averti que cette voie ne devrait pas être suivie); le maintien place le titulaire en conflit d'intérêts non consenti; ou le titulaire n'a plus la compétence et ne s'adjoint pas d'aide. Dans les cas de conflit ou d'incompétence, le titulaire dirige si possible le client vers un autre représentant compétent.
L'article 36 impose, dans les trente jours suivant la fin ou la résiliation : rendre au client ses documents et biens, rendre compte des fonds, remettre une facture définitive, et rembourser les fonds en fiducie excédentaires. En cas de résiliation, le titulaire collabore avec son successeur et, s'il était inscrit comme représentant auprès d'un ministère, l'en informe (selon la procédure de l'organisme, ou par écrit dans les dix jours). Si le client demande le transfert du dossier, les documents sont remis au nouveau représentant dans les dix jours ouvrables, même en cas de paiements en souffrance.