Cette directive intègre des pratiques exemplaires établies à la CISR en matière de genre. Elle remplace les anciennes directives sur les revendicatrices craignant la persécution fondée sur le sexe et s'applique désormais à l'ensemble des sections. Le 31 octobre 2023, son libellé a été aligné sur celui des directives nº 3 et nº 8 quant au processus décisionnel tenant compte des traumatismes.
Les considérations liées au genre peuvent fonder l'appartenance à un groupe social particulier. Le genre influe aussi sur l'analyse de la protection de l'État et de la possibilité de refuge intérieur (PRI) : une protection théorique peut être inaccessible en pratique pour une personne en raison de son genre.
La directive retient une conception large du genre, qui ne se limite pas aux femmes. Elle peut recouper la directive nº 9 (orientation et caractères sexuels, identité et expression de genre) lorsque plusieurs dimensions de l'identité sont en cause.
Les commissaires appliquent les principes de la directive lorsqu'ils président l'audience, apprécient la preuve, appliquent les critères juridiques et motivent leur décision. Ils évitent les mythes et les stéréotypes et adaptent la conduite de l'audience à la réalité des traumatismes.