Le cœur de l'analyse — ce qui fait gagner ou perdre la majorité des dossiers : la présomption de véracité, les incohérences et omissions, l'obligation de motiver et le bénéfice du doute.
La crédibilité est presque toujours en jeu, car le demandeur étaye sa demande surtout par son témoignage. La SPR doit en apprécier la fiabilité à partir du formulaire FDA, du témoignage à l'audience et de la preuve.
Lorsqu'un demandeur jure que ses allégations sont vraies, elles sont présumées vraies, sauf raison de douter de leur véracité (Maldonado). Un témoignage sous serment, non contredit, ne peut être écarté sans motif valable.
Par des incohérences internes (entre le FDA et le témoignage); des contradictions avec la preuve documentaire objective; des invraisemblances, à manier avec prudence et sensibilité culturelle (Valtchev); des omissions d'éléments importants du récit initial, en distinguant le fait substantiel du simple détail (Singh, 2024); et, avec grande prudence, le comportement (demeanor), jamais déterminant à lui seul (Armson).
Toute conclusion défavorable de crédibilité doit être formulée en termes clairs et explicites (Armson), de sorte que le demandeur sache pourquoi sa demande a échoué.
Lorsque le demandeur a fait un effort réel pour étayer sa demande et que son récit est cohérent et plausible, le bénéfice du doute lui est accordé pour les éléments non corroborés (Guide du HCR, par. 196 et 203-204).
Si aucun élément crédible ou digne de foi n'appuie la demande, la SPR le mentionne — avec pour conséquence la perte du droit d'appel à la SAR (voir le chapitre 12).